Pourquoi envisager un rachat de crédit ?
Même si le nombre de dossiers de surendettement a légèrement reculé ces dernières années, de nombreux ménages restent vulnérables financièrement. Pour reprendre le contrôle de son budget et éviter que les difficultés ne s’aggravent, le rachat de crédit se présente comme une solution judicieuse.
Rachat de crédit ou regroupement de crédits : agir avant le surendettement
Lorsque la vie vous confronte à des situations difficiles divorce, perte d’emploi, maladie, accident ou catastrophe imprévisible il est crucial de réagir rapidement pour éviter l’accumulation de dettes. Ignorer la situation serait risqué. Prendre contact avec votre banque ou un courtier spécialisé en regroupement de crédits vous permet de reprendre le contrôle et de vous protéger financièrement.
Comprendre l’endettement et ses limites
En France, le montant total des remboursements de crédit ne doit pas dépasser un certain pourcentage des revenus : généralement un tiers. Au-delà, il devient difficile de faire face à ses obligations. C’est dans ce contexte qu’intervient le rachat de crédit, une solution qui permet de réorganiser vos dettes.
Qu’est-ce que le rachat de crédit ?
Le rachat de crédit consiste à examiner l’ensemble de votre endettement, puis à le remplacer par un nouveau prêt adapté. Ce nouveau financement combine plusieurs objectifs : réduire les mensualités, proposer un taux avantageux et fixer une durée permettant de vivre confortablement malgré les dettes.
L’accompagnement d’un courtier spécialisé
Dans ces situations complexes, l’intervention d’un professionnel est indispensable. Un courtier en regroupement de crédits évalue votre passif, additionne le capital restant dû, analyse le coût total des mensualités et prend en compte les charges du ménage. Ensuite, il compare ces éléments aux revenus stables de la famille afin de déterminer la viabilité d’une restructuration.
Évaluer le surendettement
Le courtier examine le taux d’endettement : si vos charges dépassent un certain seuil par rapport à vos revenus (généralement 33 à 40 %), un risque de surendettement existe. La loi française (art. L.330-1) définit le surendettement comme l’impossibilité manifeste, pour un débiteur de bonne foi, de faire face à l’ensemble de ses dettes non professionnelles.
Si un endettement excessif est détecté, le courtier peut orienter vers la commission de surendettement ou proposer un plan d’étalement de la dette pour éviter d’être inscrit au FICP (Fichier National des Incidents de Crédit aux Particuliers).
Les étapes de la procédure de rachat de crédit
Il existe deux types principaux de rachat de crédit :
1. Regroupement de crédits à la consommation
Ce premier type concerne les prêts à court terme : crédit auto, crédits travaux, crédits renouvelables, découverts bancaires et éventuellement dettes fiscales. Le nouveau crédit est structuré sur une durée suffisamment longue pour réduire les mensualités et correspondre aux revenus actuels.
2. Rachat avec prêt hypothécaire
Si le ménage cumule crédits à la consommation et prêts immobiliers, un prêt hypothécaire peut être nécessaire. Dans ce cas, le nouveau financement rembourse l’ensemble des dettes existantes et est garanti par une hypothèque sur le bien immobilier de l’emprunteur.
Cas particulier : caution hypothécaire
Si l’hypothèque n’est pas possible, une personne proche peut se porter caution. Ce scénario reste rare.
Les délais de réflexion légaux
Prêts à la consommation : loi Scrivener I
Après signature, l’emprunteur dispose de 14 jours pour se rétracter sans justification, par courrier recommandé.
Prêts hypothécaires : loi Scrivener II
Après réception de l’offre de prêt, l’emprunteur a 10 jours francs pour réfléchir avant de signer. Le refus de l’offre est gratuit et ne nécessite aucune justification.